Namche Bazaar, une chambre au Népal
Namche Bazaar
Ascension de l’Ama Dablam

Lorsque nous avons décidé avec Isabelle de donner à nos chambres d’hôtes des noms de villes ou de bourgades du monde qui nous tenaient particulièrement à coeur, c’est tout naturellement que nous avons commencé par la capitale Sherpa : Namche Bazaar.

Bien sûr, il y a plusieurs raisons à cela:

Tout d’abord le nom fait rêver – nous fait toujours rêver. Le terme Bazaar accolé à Namche évoque les caravansérails, le Grand Bazar à Istanbul… Nous ne sommes pas loin de Kipling et de “L’homme qui voulu être roi”.

Namche Bazaar se perche surtout au Népal, pays dans le monde où j ai le plus trainé mes guêtres, en organisant  tant voyages culturels, voyages en famille, treks plus ou moins engagés qu’expéditions himalayennes les plus techniques.

Combien de fois y suis-je passé à Namche?  Et séjourné… Je ne compte plus…

En venant de Lukla, bien sûr, ou bien de plus bas depuis Jiri (le chemin historique de l’approche de l’Everest au Népal dans les années 50, un itinéraire hors de sentiers battus et de toute beauté, à la rencontre des populations isolées du Solukhumbu).

Par les voies “royales” du Rolwaling avec le fameux passage du Tashi Laptsa, ou ceux du Merala et Mingbola, hauts cols avoisinant tous les 6000m d’altitude et qui nécessitent une logistique d’expédition.
Sans parler de toutes ces petites expés comme le Perchemo, le Mera Peak ou l’Island Peak… ces passages des cols du Chola, du Kong ma la, les ascensions de trekking peaks comme celles du Kala Pattar, du Gokyo Peak ou du Sundare…

 

Et aussi et surtout  The Expédition  du sommet du coin, L’Ama Dablam en 2011, une des plus belles montagnes du monde à ce que l’on en dit, et je ne démentirai pas.

L’Ama Dablam

A chaque fois on passe à Namche, incontournable plaque tournante du Khumbu, et on séjourne dans mon véritable Camp de Base : chez Maya, dans son hôtel cher à mon coeur, le si bien nommé : le Namche Hotel
Maya, tes steaks de yack accompagnés de ces petites patates du Khumbu comparables à nos rates sont exceptionnels…

Pêle-mêle tout y est;  monastère bhouddiste, marché tibétain, petits troquets aux styles inimitables, points de vues magiques à couper le souffle.
Il m’est arrivé aussi d’y arriver ou d’en repartir en hélico et c’est chaque fois une expérience inoubliable… toujours unique, exceptionnelle.

Evidemment, marché il y a,  et ce presque tous les jours, avec ses échoppes tibétaines, ses magasins de montagne, ses “German Backeries”, mais le vrai marché, le grand Marché a lieu tous les samedis et c’est un moment magique qui rassemble une foule de pèlerins venus des petits villages de montagne nichés au pied de l’Everest, du Cho Oyu ou de l’Ama Dablam. Venus de Macharmo, Tyangboche, Pengboche, Thame, Gokyo et tant d’autres…

La frontière avec le Tibet à quelques encablures est théoriquement fermée, mais au delà d’une certaine altitude (vers 5000m) le bon sens pratique reprend le dessus sur la bureaucratie.

Bon nombres de pèlerins, marchants ambulants, trafiquants de tous poils (de yack!) se donnent rendez-vous dans les rues de Nauche (‘prononciation tibétaine de Namche).

Quand j’ai connu Namche à la fin des années 80, il y avait très peu de lodges et nous devions camper sur une des nombreuses places du village.
Aujourd’hui il y a  de beaux hôtels et même un 4*, des salons de coiffure ou de massage…

Mais l’ambiance est toujours là, et nous espérons avec les dessins, photos et objets rapportés d’Himalaya que nous avons réussi à imprimer à cette chambre l’esprit  de ce lieu chargé d’histoire et ou malgré cette impression de “bout du monde”, on se sent tellement bien ; à vrai dire, on se sentirait plutôt … Au centre du monde!”


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